Festival Antenna
samedi 15 mars 2008 14h00-00h00

Films, Concerts, Exposition

Retour du festival Antenna pour une nouvelle tentative d’inondation des Voûtes et de son jardin. Les associations Kokeko et Basses Lumières arrosent de toutes leurs couleurs une programmation de dix heures : 4 films, 10 concerts, 1 performance picturale, 1 projection diapo, 16 vidéastes, 8 photographes, 1 dessinateur. Tant de bonheur, de résonance, de fantaisie et d’exploration sous les derniers bourgeons du 13e !

10 euros tarif unique pour tout le festival

Les Voûtes
19 rue des Frigos 75013 Paris (ex: 91 Quai Panhard & Levassor, ex : 91 Quai de la gare)
Lignes Metro : 14 Météor - 6 Quai de la Gare Lignes Bus : 89 - 62

 

PROJECTION FILMS (salle du milieu)
14h30-17h30
En souvenir d'une journée passée
Sharunas Bartas
40'/1990/Lithuanie
Icone pour marginaux
Du matin au soir, le poids du jour tombe sur les corps de quelques habitants d'une ville de l'ex-URSS. Les films talismaniques de Sharunas Bartas sont comme des monolithes de silence érigés en hommage aux parias de notre monde moderne. Revenir au geste essentiel du cinéaste, filmer la présence au monde, tenir le regard, tenir debout, perdu entre l'or et la boue.
In public
Jia Zhang Ke
23'/2003/Chine
Fiction du réel
La Chine d'aujourd'hui, à partir d'un hall de gare. Attendre un train, et traverser la steppe, jusqu'au terminus. Visages-paysages, corps passagers dissolus dans le silence du monde. Danser jusqu'au matin, attendre une rencontre, et soudain, sentir le jaillissement de la fiction, au détour d'un regard.
"Filmant la vie comme elle est, je me sens calme, libre et sentimental" J. Z. K.
July trip
Wael Noureddine
35'/2006/France-Liban
Assaut visuel
Beyrouth - Juillet 2006 - La guerre éclate - Partir - Camera au poing - Filmer le hors-champ - Pour que l'histoire cesse de se répéter en boucle - Aller partout - Traverser le chaos - Contre-attaque - Images brûlantes - Raccords Rafales - La guerre fait proliferer l'horreur, les cadavres et la drogue.
"Au Liban, face à la guerre, on a le choix : se droguer, mourir, ou faire la révolution.”
Dutch harbor
Braden King & Laura Moya
73'/1998/USA
Film tempête
Une petite île de pêcheurs, perdue aux confins de l'Alaska. Labeur des hommes, vacillements des bateaux, torpeur d’'une ville ensevelie sous la neige. Les voix se succèdent. Elles racontent l'histoire d'une terre dévorée par la tempête, les difficultés du quotidien et l'envie de rester, coûte que coûte. La musique du Boxhead Ensemble submerge le paysage, construite sur le mode de l'improvisation, elle rassemble Will Oldham, Jim O'Rourke, Doug McCombs, Michael Krassner et David Grubbs.

 

CONCERTS (salle du milieu)
17h35-20h10

Electrique production +
Jean Philippe Saulou (Be-75)
Acoustique noise
Batterie transformée en temps réel produisant une musique spontanée des plus saisissante.
Adieu pelure (79)
Chason d’avant garde
Ordinateur, improvisation, instruments préparés, musique contemporaine, tout est bon pour alimenter les chansons de ce duo en provenance du département des Deux-Sèvres.
Nicolas Maigret + Nicolas Montgermont (75)
Recherche multimedia
Le procédé de la pièce The Voice est issu du détournement d'un logiciel pour non-voyants, permettant de traduire une image vidéo en son. Il est ici utilisé comme outil pour une performance, où quelques objets choisis sur le lieu deviennent une série d’instruments produisant des sonorités en fonction de leurs formes et couleurs. Les deux performeurs mettent en scène ces objets du quotidien dans un concert où le spectateur est immergé « dans un rapport presque utopique entre visuel et sonore ».
Murmer (Usa - Gb)
Rumeur botanique
Patrick McGinley est un américain d’origine irlandaise vivant à moitié en Angleterre et en France, passant ses nuits dans les pubs à servir de la bière en jouant du bodran et la journée à faire de la musique expérimentale. Il est le spécialiste du field-recording en animant l’émission hebdomadaire Framework sur Radio Resonance FM à Londres.
Lumière
Discipline (Joseph Ghosn) + Cicerobuck (Christian Bernard) + Strom Varx (Felix Rosier) (75) Jazz
Ensemble électronique sans école apparente. Chaque partie crée sa propre composition autour d'un seul et unique thème principal sans jamais divulguer son travail d'écriture aux autres parties. Seul l'instant de la représentation permet une écoute de la pièce dans sa globalité, finalisée. Ce procédé permet d'élaborer une musique libre, sans barrières, naissant sur le moment où celle-ci est assemblée > jouée. En ce sens elle en devient totale, improvisée, aux multiples influences, couleurs, matières, disciplinée autour d'une seule
et même idée : l'éblouissement sonore, sorte de vague lumineuse suspendue, comme figée.

 

PERFORMANCE (salle du fond)
20h20

Shéma 17 + E. Saint-Jalmes (27-75)
Domotique sonique, peinture proliférante
Schéma 17 est plasticien, développant un univers de machines où la SF et la BD rencontrent l’art contemporain. Il est également animateur des manifestations Sik, performer transexuel et aussi… musicien. E. Saint-Jalmes, est peintre circulant dans la mouvance Sik mais aussi performeuse, danseuse buto, plasticienne culinaire… L’un créera la musique pendant que l’autre développera une action plastique proliférante.

 

CONCERTS (salle du milieu)
21h00-23h50
Andrey Kiritchenko (Ukraine)
Guitare liquéfiée
Retour du maître ukrainien du label de Nexsound depuis son dernier concert à Paris (Mystères de l’Est au Point Ephémère 2005). Il collabore avec Fransisco Lopez, Kim Cascone, Anla Courtis avec un style qui brasse les musiques contemporaines, techno minimal, pop électronique. Dispositif électronique toujours orienté vers la trituration d’instruments ou d’objets, il s’en prendra cette fois-ci à une guitare. Lauréat des Qwartz 2006 (catégorie découverte).
Crank Sturgeon (USA)
Déconnade superdadasonique
A ceux qui commencent à se lasser de la noise depuis l’arrivée d’opportunistes se prenant tant au sérieux, ce grand dégingandé va nous apporter l’antidote. Crank Sturgeon c’est l’efficacité absolue conjuguée avec humour et autodérision, la rencontre de la tyrannie sadienne et de l’anarchisme Alfredjarien, imaginez Pierre Boulez réinterprété par Jean-Christophe Averty…
Kouhei Matsunaga (J)
Ecriture volante, musique liquide
Musicien, aussi bien bruitiste, conceptuel que rythmique déstructuré, et patron du label Flying Swimming, il est également dessinateur développant un univers surnaturel peuplé de volatiles. Si pour sa musique il recourt à l’informatique, ses dessins se font à l’aide d’outils analogiques : papiers, stylos, markers, crayons… son trait nous évoquant à la fois un art brut tendance surréaliste et la tradition de l’encre de chine.

Coupe Coupe (95-Quebec)
Arnaud Rivière + Fred Nipi + Philémon
Free ghost

Operette sans muffler mais custumisée, synthesizer TR, e-batterie kittée polini. Coupe Coupe se radine pour ambiancer sonique mais sympathique. C'est pas le silence à Bamako, plutôt le jour de l'abattage, avec du beat parfois, et des virages, ses impasses à négocier, des nappes propres et de la voix sale. Ca se tente quand ça monte ; ça se plante quand ça tombe : ouaip, Coupe Coupe ça joue joue et ça peut finir sur les genoux.
Joel Hubaut + Joachim Montessuis (14-75)
Biolangue transformée
Une figure de la poésie sonore face a un travailleur acharné de musique "totale", nous donnerons une performance entre folie contrôlée et musique libre fulgurante. Âme sensible,
cardiaque et jovial s'abstenir.

 

EXPOSITION (salle du fond)
14h00-00h00

Aki Onda (Nomade)
"A winter day" 2000
Projection diapositive
1e scéance : 18h30 - 19h
2e scéance : 23h - 23h30

Compositeur, manipulateur de cassettes, mais aussi photographe, Aki Onda nous présentera une série de photos en noir et blanc, un journal hivernal des villes de New-York et de Londres. Ces images projetées sur un écran nous mènent vers un nouvel horizon, ni photographique, ni cinématographique, mais certainement placé quelque part entre les deux.
Christian Courrèges (Fr)
Les Baumettes
Du passé aucune indiscrétion: détenus et gardiens se tiennent sur ce même fond. Il n'y a pas à révéler - à revenir vers ce qui serait une scène de révélation. Celle-ci, en ces instants, n'est qu'absence puis non-lieu. Et la singularité des corps n'y contrevient pas: d'un mouvement que les jours et les nuits abandonnées ou oppressants, durs ou survoltés, n'enserrent pas...
Briag Courteaux (Fr)
Macadam
A travers cette série de portraits, ce sont les individus eux-mêmes, leurs chemins, leurs vies, qui émergent. Dans ce face à face, permanent et quotidien, les visages révèlent progressivement les histoires, les parcours, et peut-être les points communs.
Jacque Cochise (Fr)
Industrie lourde
Essayer par mes differents travaux de retranscrire mon cerveau. Cette série, représente le vide autour de moi et intérieur.
Louise Perrier (Fr)
Sève noire et blanche
Fusion du corps naturel et visuel. L'image ou l'on peut ressentire le vent s'essouffler, grandir puis s'effacer.
Julien Voigt (Fr) Ethnographie Dans paysage il y a pays, mais il y a aussi le mot visage. Un territoire, expression d’un travail social. Face à nous, sous notre regard cette étendue d’un pays que l’on voit d’un seul aspect, la fragilité de l'humanité.
Emilie Vialet (Fr)
Coulisses d'autoroutes
Rond-Point St Nicolas est un triptyque réalisé dans le cadre d'une série sur les non-lieux et plus spécifiquement sur le paysage en bordure d'autoroutes. Cette réflexion a mené à la représentation d'un paysage stéréotypé, limité à un mode de perception unique - celui du voyageur à une certaine vitesse imposée - mais qui constitue pourtant nos paysages les plus banals.
Simone Giovetti (It) Spectre Il y a enfin, quand l'on a faim et soif, quelqu'un qui vous chasse.
Rémi De Gaalon (Fr) L’age lyrics Photographier la nature comme on ferait son portrait. Chercher en elle l’expression première. Capter c’est manifestation brutale.
Kouhei Matsunaga (J)
Mine de plomb
Musicien, aussi bien bruitiste, conceptuel que rythmique déstructuré, et patron du label Flying Swimming, il est également dessinateur développant un univers surnaturel peuplé de volatiles. Si pour sa musique il recourt à l’informatique, ses dessins se font à l’aide d’outils analogiques : papiers, stylos, markers, crayons… son trait nous évoquant à la fois un art brut tendance surréaliste et la tradition de l’encre de chine.

 

PROJECTION VIDEO (salle du fond)
14h00-00h00

"Pyong-Yang Home Video" Luc Arasse (F-Corée du nord) Planche-contact vidéo : Regard glissant. Tourisme. Réalités fugaces. Catalogue. Choses vues. Banales et subtiles.
"Tokyo Reel 01" Jérôme Dittmar (F-J) Triptyque-super8 : Trois fenêtres. Battements de paupières. Pulsation du regard. Le monde au balcon.
"Avant les vers le clergé entier" Miro Soares+Bruno Zorzal (Brésil) Collage surréaliste : Sans queues. Ni têtes. Les choses passent. Hommes, éléments, animaux, machines.
"La derniere lettre du Yage" Anthony Rousseau (F) Cut-up touristique : Lettre de Burroughs à Ginsberg. Amerique du sud. Vision hallucinée. Observation cruelle. Stop.
"2000 Walls (Song for Jayyous)" Peter Snowdon (Be-Palestine) Cinépoem : Tombée de la nuit. Figures fantômes. Résistance de la voix. Beauté du grain numérique.
"Desassossego" Florence Pezon (Portugal) Vue du monde : La bobine se vide. Les choses bougent. Le monde flotte. Traverser la rive. Attendre la nuit.
"Invasion" Arturas Bumsteinas+Laura Garbstiene (Lithuanie)
Soldats perdus dans la nuit du temps. Rejouer la même histoire et boire un bon coca.
"Bumsteinas plays Baldessari songs Le Witt" Arturas Bumsteinas (Lithuanie) Chant, fragment et énigme.
"To the sacred memory of William" Jérôme Fino+Yann Leguay (F) Microfilms : Distance de la mémoire. Fragments d'images et de sons, rencontrés en chemin.
"Mossul" Edouard Beau+Jeremy Gravayat (F-Irak) War shots : Tension du regard et des corps. Capturer. Au bord de la ville-bombe.
"Genealogy Project"
Christopher Ernst (USA)
Monolog-movie : Par la meurtrière. Que s'est-il passé. Etait-il assis sur son lit. As t'il fermé les yeux?
"Les appartements" Pauline Horowitz (F) Home-movie : Photographies. Voix. Trois appartements. Observation familiale. Humour et gravité.
"Intersection" Sophie Dubosc+Shiho Fukuhara (F-J) Fil-mémoire : Cérémonie. Banque américaine d'hiroshima. Aprés la bombe. On déroule un fil. A l'envers. A travers l'espace et le temps.
"A und C" / "Force physique" / "Gros oeuvre" / "Soufflé 1+2" Julia Kälin (CH) Action : Hommes et nourritures décontextualisés afin d’en mieux pétrir la pâte.
"Antonio" David Yon (F) Souvenir : Visiter la maison. Reconnaitre. Dans la chambre noire. Sous les cîmes.
"I shot myself" / "Misanthrope" Moju (CH) Videobruit : Une recherche incessante de matières visuelles au travers du filtre de réalité, accompagnées de musiques de Dave Phillips et Kouhei Matsunaga

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